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13/12/2009

La soirée du 8 décembre sur la vie

Le thème n’était pas facile, pas très… « sexy ». Pourquoi, en effet, se pencher sur une question qui aujourd’hui, sur la place publique, se pose surtout au sujet de l’embryon humain (à partir de quand la vie revêt-elle, pour l’Homme ce qui lui semble être sacré ?) tandis qu’il n’y avait pas, sur le plateau, de spécialiste de l’éthique du vivant ?

 

Après tout, qu’est-ce que ça peut bien faire de se mettre d’accord sur la définition de la vie, sur ce qu’un virus ou une graine toute sèche peut avoir de vivant ou non ?

 

Rebondissant sur quelques citations de grands penseurs, comme Aristote ou François Jacob, nos 3 intervenants, spontanément assis en face d’une cinquantaine de personnes, ont planté avec brio les principaux ressorts de ce questionnement. Ils ont alors prouvé, de nouveau, qu’on peut parler de toute question scientifique sans s’ennuyer, au Café des sciences.

 

En l’occurrence, pas de grande révélation sur la vie ou sur la mort, mais l’idée que tout discours sur la vie peut être plus profond et plus solide si on ne se demande au moins une fois ce dont on parle. Comprendre comment une cellule fonctionne, comprendre le rôle des virus dans l’émergence et la persistance des organismes vivants sur Terre, c’est se demander ce qu’est la vie.

 

C’est simple et compliqué à la fois. Et comme il n’y a pas de réponse, on eut pu craindre que l’auditoire fût déçu. Mais non. Au contraire. L’exercice fut donc un succès, pas seulement dans la forme (des explications claires parsemées de boutades bien senties) mais aussi dans le fond, en faisant comprendre que la science n’est pas là pour dire systématiquement pourquoi ceci et pourquoi cela, ou pour mettre une nouvelle fois en valeur les applications puissantes qu’elle a pu susciter en guise de justification de ses activités, mais plutôt pour dire comment ceci et comment cela, et faire qu’un Pasteur puisse combiner raison et intuition pour faire avancer le schmilblick de la microbiologie et de la lutte contre les maladies.

 

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